Octobre 2007 | Newsletter n°6 - Le "poids de l'artisanat" du Val-de-Marne en 2006



Si le premier semestre 2006 fut considéré comme une période propice à l’artisanat val-de-marnais, cette première moitié de l’année 2007 peut être qualifiée d’exceptionnelle : au 30 juin 2007, l’on compte 231 artisans de plus qu’au 1er janvier de la même année. Après un second semestre 2006 aux résultats plutôt modestes (+ 62 entreprises artisanales sur cette période) l’année 2007 débute très positivement puisque l’on constate un solde d’entreprises artisanales quasiment égal à l’ensemble des deux soldes semestriels de l’année 2006. Ce chiffre est la résultante de 1 126 immatriculations et 895 radiations.

Source : Répertoire des Métiers




Cette progression importante est à mettre à l’actif des secteurs du bâtiment (137 entreprises supplémentaires au 30 juin 2006) et des services (70 entreprises supplémentaires à la même date). Le solde est également positif pour les secteurs de l’alimentaire et de la fabrication qui voient leurs nombres d’entreprises augmenter plus légèrement.

Source : Répertoire des Métiers



Au 1er janvier 2006, 26.3% des établissements marchands du département sont des établissements artisanaux.
Des disparités existent selon les territoires puisque les communes limitrophes de Paris et le pôle de Créteil, villes d’accueil traditionnel des entreprises du secteur tertiaire ainsi que le pôle Orly-Rungis et Bonneuil sur Marne réputées pour l’implantation de grands groupes logistiques, agroalimentaires et industriels possèdent un « poids artisanal » inférieur à la moyenne départemental.
Inversement, les communes en rouge sur la carte représentent des territoires où l’artisanat joue un rôle prépondérant au sein du dynamisme économique local. Bien souvent, il s’agit de communes éloignées de Paris et qui n’ont pas connu une forte tertiarisation de leur activité (ces communes ne bénéficient généralement pas d’infrastructures de transport en commun suffisantes) et/ou qui ne possèdent pas de tradition industrielle forte. Ainsi, l’ensemble des communes du sud-est possède un ratio supérieur à la moyenne départementale. La pression foncière et le coût de l’immobilier d’entreprises peuvent également être des critères pouvant expliquer cette dichotomie.


Source : RM et fichier stock SIREN 2006